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sous ses yeux. Vous savez ehcore que quoìqu’ilsoit vrai qu’on n’y ait pas toujours tout l’égardqu’il mérite , il n’est pourtant pas faux qu’on dé-,lire beaucoup son approbation.
Quoi de plus juste, vous dira-t-il, Mrs. quecette liberté dont un usage presqu’aussi ancienque le monde a fixé le droit ? Nous sommes à l’E-tat, & l’Etat est à nous. Devons-nous être in-sensibles à ce qui les regarde ? Ne sommes-nouspas liés d’ailleurs par des devoirs mutuels quechacun a droit d’exiger ? Nous devons à l’Etatnos biens & nos personnes, voilà nos devoirs.L’Etat doit nous protéger en toutes manières,voilà les siens. Ceux qui gouvernent l’Etat, ncmanquant ni de soins ni d’activité pour revendi-quer ce qu 'ils savent que nous lui devons ; devons-nous nous taire s’ils manquent à nous rendre ceque nous sommes en droit d’attcndre de l’Etat, &n’est-il pas juste de les en avertir ?
Fondés fur ces principes aufli solides que lumi-neux , si nos droits les plus précieux sont ouver-tement violés , doit-on trouver mauvais quenous les réclamions, & que nous en portions nosjustes plaintes.
Nous ne vous dissimulerons pas, Messieurs,que l’érection de votre nouveau Tribunal a cons-terné tout le Royaume, & surtout les personnesqui connoiffent les Loix fondamentales de laMonarchie. Destinés à remplacer, s’il étoit pos-sible , le Corps respectable & si essentiel à l'Etat,qui vient de s’immortaliser par son zélé pour lebien public, qu’allez-vous faire ? Toute la Francea les yeux fixés fur vous.
Si vous êtes animés de l’eíprit de cette augusteCompagnie , vous marcherez fur ses pas , maisvous déplairez, souverainement à vos Const-itu-