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á’accord avec- le Pape. Car tel Evêque qni parfcazard mettroit la même censure que le SaintPere sur une proposition, ne la mettroit pas cer-tainement fur toutes les autres. Dès lors,, Mes-sieurs , où trouver cet accord des Evêques tantvanté, dans lequel la foi de l’Eglisc consiste ;8 c que dovons-nous croire, en conséquence dela Bulle ? Que la proposition 91 . est hérétique.Oui, à Rome j en France, mal sonnante j &néanmoins Catholique. Voyez , Messieurs » àquel danger l’on s’expofe en acceptant la Bulle.Tenez-vous cette proposition pour catholique ,vous êtes Hérétiques à Rome ; la regardez-vouscomme une hérésie, vous voilà Hérétiques enFrance. Comment faire ? Un seul moyen se pré-sente d'éviter cette fâcheuse alternative , c’estde rejetter la Bulle, & de croire avec tous lessiécles qui l’ont précédée , que cette proposi-tion renferme une vérité certaine. Sans douteque la Bulle n’a point d’esse t rétroactif pour ren-dre hérétique la foi qu’elle a trouvée dans l’E-glife, à íà naissance.
■ Ne croyez pas, Messieurs, que nous soyonsréduits à ne raisonner que fur des variations pos-sibles entre les Evêques acceptans, fur la doc-trine & le sens dé la Bulle. En voici de réelles& de subsistantes.
Les Evêques ultramontains soutiennent com-me une vérité , que le Pape seul a reçu dé Jesus-Christ en la personne de Saint Pierre’ le pouvoirdes clefs, & que tous les autres Evêques tien-nent ce même pouvoir du Pape. C’est par unefuite de cette prétention que la Bulle condamne,la 90 . Proposition.
Il n’y a peut - être pas urr seul Evêque accep-tant en France qui ne lé fasse gloire de soutenir