r?
vêtue. Mais , Messieurs, malgré le secours cîetant d’ordres rigoureux que la Bulle ne cessed’invoquer pour se faire respecter, il s*en fautbien qu elle ait gagné autant de terrain qu’otvs’efforce de le persuader au Roi. Le ravagequ’elle fait dans l’Etat, tous ces refus scanda-leux de Sacremens, & surtout l’exil du Parle-ment ont inspiré la curiosité de conno'itre cette’ Bulle à une multitude de personnes.qui ne pen-ibient point à elle. Comme elle ne gagne rien;à être connue, elle est tombée dans un si granddécri parmi les personnes qui raisonnent éc quela passion n’aveugle pas, qu’un‘homme sensé se-croiroit déshonoré aujourd’hui , s’il prenoit fadéfense.- ctest ainsi que Dieu qui sait tirer le biendu mal, se joue des desseins & de la fausse sa-gesse des hommes.
II est toutefois bien constant, vous dira-t-on,,Messieurs , que la Bulle a beaucoup de parti-sans., N’eft - il pas bien étonnant qu’u ne Bullequi n’ossre que peines & tribulations à quicon-que s’oppoíe à son régne, tandis qu’elle distri-bue à pleines mains les grâces & les faveurs furceux qui s’y soumettent, ne manque point departisans ?
Tous ces suffrages intéressés changent-ils lefond de la Bulle , & ont- ils la faculté, de rendrebon ce qui par fa nature est mauvais ? La Bullecessera-t-elle d’être déterminée, parce qu’ellesera acceptée par un grand nombre d’Ecclélìafti-ques ? Leurs souscriptions changeront - elles enerreurs les vérités capitales condamnées par ,1aBulle ?. Non, Messieurs.,
Que M. de Eleury Evêque de Frejus publie«feus un Mandement que cent mille voix se sont-élevées contre la Bulle à ía. naissance , &