2.T,
wi’amour par la crainte, & la frayeur des juge-» mens de Dieu force le pécheur de íe jetter en---- tre les bras de J. C. ; elle rend le pécheur plus'« docile , plus capable d’instruction , & lui-- épargne des fautes & des châtimens. (a)
-- Dieu «'afflige jamais des innocens ; & lestït- afflictions fervent toujours, ou à punir le pé-ri ché, ou à'purifier le pécheur. » [7o.]
Aucun nuage ne peut obscurcir la vérité decette proposition répétée en mille endroits parS. Augustin Si les autres Peres , pour établir lavérité du péché originel contre les Pélagiens-tjeque sub Deo jufto. mifir effe quisquam , nift rnerea-tnr, poH/ì.(b) »C’est, ajoute ce Pere, combattre-- ouvertement la justice de Dieu , & lui attri---- buer un jugement injuste que de dire que les-- affliétìons & les miíeres de la vie ne font pasr> la peine du péché.,, (c)
* Ce feroit, disent S. Profper, S. Fulgence &S. Thomas, un excès d’impiété contre l’idée quefnous devons avoir de la justice de Dieu , que dscroire qu'il a voulu condamner dés innocensavec les coupables. L'évidence de la peine nepermet pas de douter de la faute. Une punition*générale prouve qu'il y a un péché commun , &que les misères du genre humain ne viennentpoint de l'institution du Créateur , mais de lajustice d'un Juge qui punit le péché, (d)
On ne peut nier fans erreur, que ces mêmes”
(a) 1. Cor. 13. v. î.
(é) Lib. 1. oper. imp. », 39.
(c) Ibid. Itb. 3. ». 48.49. & lib. 4. ». 13F.
(d) S. Prosptr lib. cont. collât, c. 9, ». z 6 . S. Ful-gtnce lib. de incarn, A grat. S. Thomas lib. 3 de lib.arb, ». 51. â* hé. 1. retracl, (. 3.
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