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ehées de ces aziles sacrés où la piété lès avoirconsacrées à Dieu , & aufquelles on a la cruautéde refuser depuis des quinze & vingt ans le se-cours d’un Confesseur que les Loix accordentaux Cartouches 8c aux Nivets ; la diversité desentimens des Evêques acceptans fur la doctrinede la Bulle ; la vue de tous ces maux , 8c dansplusieurs la crainte d’y participer, a insensible-ment afFoibli la foi-, 8c a fait conclure, qu’il n’y*avoir rien de certain dans la Religion.
Voilà, Messieurs, la véritable source des mal-heurs de la Religion & de I J Etat. Voilà princi-palement ce qui a enfanté, cette foule- de Déistesqui lèvent,insolemment le tête, & qui écriventaujourd'hui contre la Religion avec plus de con-fiance 8c de liberté, que n’oferoit le faire un.Appellant pour la défense des plus importantes,vérités,.
Auroît-on jamais víì une Thèse comme celledu sieur de Prades passer en Sorbonne , & netrouver aucun contradicteur dans cette Ecole si»célébré autrefois, y trouver même des Défen-seurs , si la Bulle n’eût ravagé' ce Corps respec-table en chassant les Docteurs les plus éclairés-par centaine ?
N ! est-il pas évident, Messieurs, qu’une Bulledont Indétermination ouvre la porte à des dis-putes interminables, tant qu’un nouveau Juge-ment ne fixera pas la croyance de l’Eglise lurles points que celui - ci laisse indécis, qu’uneBulle qui donne lieu à dès variétés infinies en-tre les Evêques acceptans , soit sur la maniéréde la recevoir, soit sur la doctrine qui en estl’objet ; qu’une Bulle qui porte un coup mortelaux plus importantes vérités de la Religion j -qu’une Bulle enfin qui fournit aux Hérétiques.-,