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qu’au tombeau pour la souveraine autorité , nenous portera jamais à la confondre avec f abusqu’on en fait pour opprimer l’innocent.
Ainsi , Messieurs, si notre cause est démon-trée juste , n’est-il pas manifeste que les coupsqu’on nous porte , font injustes ? Si notre catho-licité est invinciblement prouvée, n’est-il pasvisible que les refus publics de Sacremens qu’onnous fait à la mort, font des faits fchismatiques,d’où nous tirons ces quatre conséquences ? Lapremiese , qu’au jugement de l’équité & de laraison notre procès a été bien jugé par le Parle-ment. La seconde, qu’il est injuste d'avoir punile Parlement pour nous avoir rendu justice, &d’étendre la punition fur les autres Parlemens »qui par les merqes principes d’équité suivent sonexemple. La troisième, que tous ces coups d’au-torité si contraires au bien de la Religion & del’Etat, font des effets , non de la souveraine au-torité , mais de l’abus qu'en font cenx que leRoi honore de fa confiance. La quatrième , quela bonté du Roi nous est un «sûr garand, qu’ildésavouerait tous ces abus intolérables de fa su-prême autorité, si ceux qui les commettent fousson auguste nom , laissoient le Trône accessibleà la vérité ; & c’est cet accès que nous vous dé-sirons pour votre propre gloire & le bien de toutle Royaume.
Voilà, Messieurs, ce que j’ai cru devoir vousreprésenter comme le fidèle interprète d’un Pu-blic zélé pour son Roi, pour fa patrie & pour làReligion.
J’ai l’honneur d’être, &c.