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eût une espèce de liberté. Alors ce ne fut qu’uncri général contre la Bulle , & la voye de l’Ap-pel ayant été ouverte par quatre Evêques le cinqMars 7717 , toute la Sorbónne y adhéraM. leCardinal de Noailles s’y joignit en 1718 avecplusieurs Evêques, qui furent suivis de presquetous lès Chapitres, Universités , & Communau-tés Séculières & Régulières. Il n’y eut pour ainsidire que les Jésuites & les Capucins qui n’im-prouvérent pas alors cette Bulle.
Le Prince Régent ayant besoin de la Cour deRome, voulut lui donner quelque satisfaction ,Sc surtout faire recevoir la Bulle au Cardinal deNoailles : en conséquence il y eut une Asiembléed’Evêques pour traiter d’un accommodement.On fit de nouvelles explications qu'o n joignit àinacceptation de la Bulle , & cet accommode-ment étant signé par cent Evêques de France»la Bulle fut regardée comme acceptée. Les Ap-pellans renouvellérent en cette occasion leurAppel, & les explications relativement aus-quelles on avoir reçu la Bulle disparurent. Onsacrifia plusieurs victimes à cette-idole, M.d’E-vêque de Senez fut une dès principales, & oníè souviendra longtems du brigandage d’Em-brum.. En 1750 M.de Cardinal dé Fleury plaçatout-à-sait sur le Trône l'idole de la Bulle , en tafaisant déclarer parle Roi tenant son Lit de Justice,Loi de l'Eglise & de l’Etat. Depuis on a voulu,ériger cette Bulle en régie de foi, mais la Cours’y est toujours opposée ; & elle permit qu’onlui donnât la qualité de Jugement irréfórmabîede l’Eglise universelle en matière dè doctrine ,ce qui sans doute équivaut à la dénomination derégie de foi.
Voilà, Monsieur, en peu de mots l’idée qu’on!