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Douzième lettre d'un homme du monde. Paris 15 mai 1753
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core moins les Sujets le pourroient-ils ; puifquìlleur suffit de trouver des Tribunaux les affai-res de toutes les espèces puissent se porter, sediscuter & se terminer en dernier ressort.

Je demande au Parlement de Paris sil doute decette incontestable vérité,lorsquil volt le Grand-Conseil seul en possession de juger les affaires quiregardent les matières Bénéficiales ; je demandeau Parlement de Paris pourquoi il a laissé passerà la connoissance du même Tribunal les affairesde la Communauté des Jésuites ? Se plaint-il?Croit-il que la justice en soit moins bien rendue,parce que ce nest pas lui qui parle dans ces deuxcirconstances ? Je demande enfin si le Roi lansfaire injure à son Parlement de Paris, a transfé-rer à un autre Tribunal la connoissance des affai-res dont je 'viens de parler ? Pourquoi ne pour-roit-il pas lui ôter celle de ladministration desSacremens ? Je n'en vois aucune raison, du moinssolide.

Vous les entendez se rejetter fur la Police exté-rieure dont ils sont chargés pour le bon ordre &la tranquillité des Sujets : mais fans leur répondrece que cent fois on leur a répondu, quil est indi-gne de confondre ce quil y a de plus Saint avecdes objets aussi profanes que ceux dont les Magis-trats sont chargés dans Perdre quils appellent dePolice ; que sil arrive quelque désordre par l'im-prudence de quelques Ministres inférieurs , ceux-ci en sont responsables aux Ministres dun ordreSupérieur que Dieu a établis dans Ion Eglise pour

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