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core moins les Sujets le pourroient-ils ; puifqu’ìlleur suffit de trouver des Tribunaux où les affai-res de toutes les espèces puissent se porter, sediscuter & se terminer en dernier ressort.
Je demande au Parlement de Paris s’il doute decette incontestable vérité,lorsqu’il volt le Grand-Conseil seul en possession de juger les affaires quiregardent les matières Bénéficiales ; je demandeau Parlement de Paris pourquoi il a laissé passerà la connoissance du même Tribunal les affairesde la Communauté des Jésuites ? Se plaint-il?Croit-il que la justice en soit moins bien rendue,parce que ce n’est pas lui qui parle dans ces deuxcirconstances ? Je demande enfin si le Roi lansfaire injure à son Parlement de Paris, a pû transfé-rer à un autre Tribunal la connoissance des affai-res dont je 'viens de parler ? Pourquoi ne pour-roit-il pas lui ôter celle de l’administration desSacremens ? Je n'en vois aucune raison, du moinssolide.
Vous les entendez se rejetter fur la Police exté-rieure dont ils sont chargés pour le bon ordre &la tranquillité des Sujets : mais fans leur répondrece que cent fois on leur a répondu, qu’il est indi-gne de confondre ce qu’il y a de plus Saint avecdes objets aussi profanes que ceux dont les Magis-trats sont chargés dans Perdre qu’ils appellent dePolice ; que s’il arrive quelque désordre par l'im-prudence de quelques Ministres inférieurs , ceux-ci en sont responsables aux Ministres d’un ordreSupérieur que Dieu a établis dans Ion Eglise pour
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