252
VOYAGE
riche, quoique l’époque ne fût pas favorable Cetteexploration présentait de l’intérêt en ce sens qu’ellenous montrait une végétation identique sur deux pointséloignés et bien différents de la même rivière, etidentique aussi avec celle des pays choho, au pied duTarenta, circonstance qui, à priori, nous fît présumerque les hauteurs de ces deux points extrêmes au-dessus du niveau de la mer, étaient les mêmes,comme l’ont confirmé les observations barométriques.Ainsi, la végétation dont l’ensemble est représentépar les familles et les espèces citées, (voir la partiebotanique) se trouve comprise entre les limites de1 400 et 900 mètres, et forme la deuxième des zonesbotaniques que nous avons été conduits à reconnaîtreen Abyssinie, d’après des observations faites depuis leniveau de la mer à Arkiko jusqu’aux points les plusélevés du Semiène, à 4 500 mètres de hauteur absolue.
La partie zoologique avait été loin de répondreà nos espérances. A cette époque de l’année , lesoiseaux quittent presque absolument les bords desgrandes rivières, dont la végétation peu avancée neleur offre aucune subsistance, pour se réfugier sur lesplateaux. Les oiseaux d’eau eux-mêmes, dont M. Petitavait rencontré de nombreuses espèces dans sonexploration, telles que canards, oies, pluviers, mar-tin-pêcheurs, avaient disparu tout â fait, ainsi quedeux espèces nouvelles de perroquets qu’il avait signa-lées. Les oiseaux de proie, si communs et si variés lors
Pour plus amples renseignements à cet égard, nous renverrons lelecteur à la partie botanique.