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Tome deuxième.
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EN ABYSSINIE.

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Ouelda Sallassé et de Sébagadis. Dépeignez-moi vos vo-leurs; au portrait que vous m’en ferez, je saurai vousdire qui ils sont. » Aussitôt que nous les lui eûmes dé-crits, il s’écria : « Ce sont Ato Guebrioud et Ato En-guéda. Je vais aller trouver sur-le-champ leur père,Balgada Samuel, et j’espère qu’à ma considération voseffets vous seront rendus. »

Là-dessus, il partit en effet, nous laissant à nos ré-flexions qui, sauf l’espoir qu’il venait de nous donner,étaient des plus tristes. Nous jugions notre positionfort embarrassante; dans un pays montagneux, oùil n’y a pas de routes tracées, voyager à pied était chosefort difficile, surtout avec des instruments et des col-lections à transporter. D’un autre côté, l’argent estchose si rare chez tout autre qu’un marchand en Abys-sinie , qu’il eût été impossible de trouver à en em-prunter à Tchéleukot. Enfin, le voyage à la mer étaitlong, et nous courions le risque, en l’entreprenant, denous trouver séparés de M. Petit pour tout le tempsqu’il nous fallait encore passer en Abyssinie.

Le retour d’Ato Nagaro n’eut pas lieu de nous dis-traire de ces pensées pénibles : la réponse qu’il avaitobtenue de Balgada Samuel, quoique polie, était assezévasive. En Abyssinie, les bonnes paroles coûtent peu,et on n’en est jamais avare. Notre hôte connaissait tropbien son pays pour ne pas savoir à quoi s’en tenir àcet égard; c’est pourquoi il ne fit aucun cas de l’espècede promesse qui lui avait été faite ; mais, apprenantque nos pillards étaient à Antalo, il fit seller sa mulepour s’y rendre immédiatement. Nous espérâmes beau-u.

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