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Tome deuxième.
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VOYAGE

garo me dit que ces gens étaient des soldats dAtoAgaze, et quils nous auraient fait encore un plusmauvais parti quAto Enguéda et Ato Guebrioud, silseussent vu la chance aussi belle que ces derniers. Audelà de la rivière Bouillé, nous rencontrâmes encorequelques autres partis de cavaliers, et comme nousétions toujours sur nos gardes, ils passèrent outre aprèsles saluts dusage. Mous couchâmes à Beit Mariam, vil-lage dont jai déjà parlé lors de mon premier voyage àSessate.

Le lendemain jarrivai à lAmba Aladgié , jecomptais avoir, par AbbaHaïlé, des nouvelles du doc-teur Petit. Je gravis cette montagne en suivant les millesinuosités dun ruisseau qui descend du sommet. Jat-tendis une heure à la première porte de la forteresse ,pendant que lon prévenait Ahha Haïlé; mais cetteporte franchie, toutes les autres me furent inconti-nent ouvertes. Je trouvai le seigneur de lendroit assissur un alga, auprès de sa femme ; ils se levèrentà mon entrée, et mengagèrent à prendre place àcôté deux. Ils ne souffrirent pas que je parlasseavant davoir mangé; mais ils profitèrent de ce mo-ment pour mapprendre que M. Petit était toujoursdans lAchangui, d il ne pouvait partir sans uneescorte que le dedjaz Farès lui faisait attendre. LeLasta était alors dans un grand désordre. Abba Haïléregardait comme très-dangereux le voyage que nousallions entreprendre, et men détourna vivement. 11me dit à cette occasion quil ne comprenait pas mesgoûts errants et ma vie nomade; je lui repartis que je