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Tome deuxième.
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EN ABYSSINIE.

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galla et celle des Yedjous. A louest se trouvait unescarpement quon nomme Enade, au bas duquel estla ville du même nom. Nous en passâmes très-près sansque la douane cherchât à nous inquiéter. A partir deTseraGuedel, la végétation renaissait; déjà nous voyionsdes champs dorge; mais elle était loin dêtre à matu-rité, car sur cette terre il faut neuf mois, quelquefoisdix, avant de pouvoir la récolter. A Motchette, le soleilavait recouvré toute sa chaleur, la moisson y étaitavancée de trois mois sur celle de TseraGuedel, quoi-que ces deux endroits fussent très-rapprochés lun delautre. A droite de Motchette est un ravin dont lescôtés sont disposés en escaliers, sur la gauche la rampese termine tout à coup par une muraille verticale quiva à lest chez les Gallas, au sud chez les Yedjous. Aulieu de suivre le ravin, nous prîmes, à lextrémité duplateau , un chemin tracé avec beaucoup dentente quipermettait de descendre malgré leffrayante déclivitéde la montagne.

Nous apercevions devant nous la vallée yedjou pro-fondément encaissée entre la haute chaîne du Ouadelafaisant suite à celle du Lasta, et un rameau détaché dela pointe dAngote, mais beaucoup plus bas que le Oua-dela. Cette vallée yedjou nest pas dune largeur uni-forme; souvent elle paraît fermée par des arêtes quipartent de lescarpement du Ouadela ; en dautres en-droits elle sélargit par des rentrées de la chaîne quiforment des bassins arrondis. Partout elle est très-fer-tile, et lon ny voit aucun terrain dépouillé de végé-tation, même sur les pentes les plus escarpées.

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