EN ABYSSINIE.
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direction est ouest nord-ouest, termine le cours de larivière Bérésa; il prend son nom du village de Clioade-feur; celui de droite se nomme Gado ; les autres s’ap-pellent Ouagda, Garo, Sassite, Mo fer Ouaha, Debbé :ils convergent tous à la Djeumma. Plus loin, du côtéde Guéclié, se montrent les sinuosités du Ouanchite,qui sépare le Choa des provinces gallas. A part ces bri-sures profondes, la vue se portait au nord-ouest sur uneplaine peu accidentée.
A midi je reçus la visite de tous nos domestiques ex-pulsés, qui me supplièrent de les faire rentrer dans legiron du docteur; mais je me déclarai impuissant àfléchir le courroux de leur juge. Je quittai Choadefeur,et au lieu de traverser le ravin, je remontai le plateausur lequel est bâti le village, jusqu’en face de BalloOuorké. Prenant ensuite par Debrabrahane, j’arrivai aucoucher du soleil à Angolola, où j’avais laissé mes ba-gages. J’allai ensuite à Ankoberpour la deuxième fois.Je mis huit heures à faire la roule avec mes muleschargées. Je marchai à l’est, jusqu’à ce que je fussearrivé à la Bérésa, et à partir de là je suivis le districtdeMossobite, en appuyant un peu au sud. A droite étaitune vallée profonde qui me séparait de la chaîne deBoulga. A mi-chemin, je traversai un hassin arrosé parun affluent de la Bérésa. La route était alors sur un pla-teau qui va toujours en montant, jusqu’à ce que l’onatteigne la pente orientale de la chaîne éthiopienne qui limite la province du Choa : l’autre versant appar-tient à la province d’ifate, dont Ankober est la capi-tale. De ce point on apercevrait cette ville, si elle n’était