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Tome deuxième.
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VOYAGE

confidentiellement que le moment était mauvais pourtraverser leGodjam, attendu que ce pays était dé-solé par la guerre de Ras Ali et de Beurou Gocho : ilnous conseille donc dattendre chez lui une occasionplus favorable. Nous nignorions pas, en effet, que laguerre était allumée; mais, dun autre côté, lintérêtque nous témoignait Abba Maré ne nous semblait pasde bon aloi; aussi lui exprimâmes-nous lintention for-melle de partir. Le chef galla nous déclara à son tourquil voulait un cadeau, et nous nous séparâmes ainsipour la deuxième fois. Les deux guides que nous avaitdonnés AbbaSoké, ainsi que ceux du roi de Choa, par-vinrent, parleurs remontrances, à décider Abba Maréà nous laisser partir; mais, pensant bien quil seraitimprudent de le quitter sans lui donner une sorte desatisfaction, nous lui fîmes présent dun fusil sur deuxqui nous restaient. 11 ne voulut pas, de son côté, avoirlair de demeurer en reste avec nous, et nous donnaun squelette de cheval, qui succomba à la premièrehalte.

Il était, ce jour-, un peu tard pour traverser le Nil :nous natteignîmes que le second gradin, sur lequel nouscampâmes auprès de deux villages, Fetasse etKouyou.Nous nous trouvions sur lextrémité dune arête quisaillit dans le ravin du Nil , et relevions le cours dufleuve au S. 60° O. Ce gradin se nomme Aréré; plus bas,il en est un autre qui se nomme Djéréré. Quoique le solen soit très-fertile, lun et lautre sont peu habités;aussi les animaux carnassiers y sont-ils en grand nom-bre. Nos guides nous engagèrent à faire bonne garde

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