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Tome deuxième.
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EN ABYSSINIE.

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Enfin je le vis revenir, poussant devant lui le fugitifquil maintenait en respect. Tous deux nen pouvaientplus; mais cette course navait pas été inutile, et ilsrevenaient, pleins de joie, mannoncer la découvertequils avaient faite dun troupeau de chameaux et dequelques tentes. «Nous allons trouver de leau, me ditle guide, et certainement aussi, des chameaux qui noustransporteront ce soir à Djeddah , si vous avez survous quelque argent pour les payer.» Il moffrit alorsson bras pour maider à marcher jusquà ce que nousfussions en vue du village. Arrivés, nous ne tar-dâmes pas à conclure laffaire au gré de nos espé-rances, ce qui coûta toutefois à notre guide un gravemensonge, quil me fit payer cinq piastres : il avait jurépar Mahomet que jétais un pèlerin se rendant à laMecque , et non un infidèle, comme paraissaient le croireles Arabes qui, dans ce cas, meussent certainementrefusé leurs chameaux.

Quand nous fûmes montés sur nos bêtes, nouseûmes quelques instants de satisfaction en pensantque nous étions désormais assurés datteindre le port;mais à mesure que nous étions rassurés de la craintede passer la nuit dans le désert, les inconvénients denotre nouvelle position sur ces chameaux sans sellese faisaient sentir : tous nos membres furent bientôtdisloqués, notre corps ne forma bientôt quune plaie.Que de regrets alors donnés à cette barque, objetde ma malédiction tout un mois durant.

11 était nuit lorsque nous arrivâmes auprès des mursde la ville; les portes étant fermées , nous dûmes cou-