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Tome deuxième.
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jusquau port de construction , qui contenait alorsun grand nombre de barques et un bâtiment à va-peur en réparation ; plusieurs grandes barquesétaient sur les chantiers. La ville est entourée de lamême enceinte qui existait lorsquy vinrent les Fran­ çais . On sait quà cette époque ce port était un desplus riches de lEgypte : les événements politiquescausèrent sa perte, comme aujourdhui ils paraissentdevoir lui donner une nouvelle splendeur. De tous côtéson fait de nouvelles constructions sur lemplacementdes ruines; chaque jour de nouveaux négociants vien-nent sy établir.

Nous fûmes reçus par M. Nicolas Costa, riche négo-ciant et agent consulaire français . Pendant deux joursque nous passâmes chez lui, il nous combla de poli-tesses, et répondit à toutes mes demandes de rensei-gnements sur le commerce de la mer Rouge et celui dela côte orientale dAfrique . Nul, dailleurs, nétaitmieyx placé que lui pour les fournir exacts; car plu-sieurs de ses bâtiments naviguaient dans ces parages.Cependant il ne voyait pas sans inquiétude ni jalousieles Européens porter leurs regards sur Brava et la par-tie de la côte quon appelle Soahel.

En passant dans la cour de sa maison, japerçus parhasard dans un coin un sac sur lequel était écrit lenom de M. Vignaud. Jen demandai aussitôt l'explica-tion à mon hôte, qui me parut fort surpris de limpor-tance que je semblais y attacher. 11 me dit que M.-goutin, à son passage à Suez, avait jeté dans sa courquelques caisses et ce sac disant que cela ne valait