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Tome setieme [et huitieme.]
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12$ Ministère âes Afaìrts

miere loi, qui est la loi de la conser-vation de son Etat, l’oblige alors à (crétracter, & à ne pas tenir fa parole-C’est que le salut de son Etat est la Loisuprême, à laquelle est subordonée 1*Loi, il faut tenir fa parole. C’est quel’on sousentend toujours, en cas quel’execution de cète parole ne mette pa*l’Etat en danger d’érre renversé.

Mais afin que le Souverain à qu 1son Alié manque de parole, trouve ceteLoi très-equitable & très raizonable »il n’a qu’à se mettre pour un momentà la place du Souverain qui est forcepour la icórcté de son Etat à manquerde parole. La Loi qui dit, il ne fautpoint manquer à fa promesse , est donqune loi subordonée à la Loi salus po'puli fuprcma lex.

Si le Roi de France fut devenu pa sla conquête de Holande assez puissantpour subjuguer dans la fuite l'Angle-terre, les Anglois n’auroient-ils píj seu raizon de se plaindre de la condui-te de leur Roi, de n’avoir pas obéi ula premiere loi » à la loi suprême >Salus populi?

On ne peut pas même demander a-un Souverain l’execution d’un article

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