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XLV.
Ceux qui n’ont ni terreín, ni mai-so n dans cette société doivent-ils yavoir leur voix ? ils n en onjt pas plusle droit qu’un commis payé par desmarchands n’en auroit à régler leurcommerce. Mais ils peuvent être asso-ciés , soit pour avoir rendu des services,soit pour avoir payé leur association.
XLVI.
Ce païs gouverné en commun doitêtre plus riche ôt plus peuplé que s’ilétoit gouverne par un Maître ; car cha-cun dans une vraye République étantfur de la propriété de ses biens, ôc defa personne , travaille pour soi - mêmeavec confiance ; ôc en améliorant íacondition, il améliore celle du public.II peut arriver le contraire sous un Maî-tre. Un homme est quelquefois toutétonné d entendre dire que ni fa per-sonne ni ses biens ne lui appartiennent.
XLVII.
Une République Protestante doit êtred’un douzième plus riche, plus indus-triel