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garder. 11 se peut que pour entrepren-dre une guerre injuste, comme elles lefont presque toutes, le Grand Turc as-semble un Conseil de conscience, com-me ont fait plusieurs Princes Chrétiens,afin de faire le mal en conscience. IIse peut que quelques Docteurs Musul-mans ayent imité les Docteurs Catholi-ques qui ont dit qu il ne faut garderla foi ni aux infidèles , ni aux héréti-ques. Mais il reste à savoir si cette ju-risprudence est celle des Turcs.
L’auteur de l’Efprit des Loix donneeette prétendue décision des Cadis,comme une preuve du despotisme duSultan. II semble que ce seroit au con-traire une preuve qu’il est soumis auxloix, puisqu’il seroit obligé de consul-ter des Docteurs pour se mettre au des-sus des loix. Nous sommes voisins desTurcs, nous commerçons avec eux ,ôc nous ne les connoilfons pas. LeComte de Marsigli qui a vécu ’vingt-cinq ans au milieu d*eux, dit qu’aucunauteur n’a donné une véritable connoislance ni de leur Empire, ni de leurs
C z loix.