AVERTISSE M E N T
Oui se trouve à la tête de l’édition de La
'V
Roche et Di dot l’aîné, en 12 vol. in-18.
T i f. citoyen Didot l’aîné , qui continue , avecautant de zèle que d’intelligence, à enrichir deses éditions la littérature française , m’apprit qu’ilse proposoit de faire une édition de l’Esprit deslois. Cette entreprise me parut propre à réveillerl’attention du public sur un écrivain qui a révéléde grands principes de législation, importants àméditer , mais qu’il ne convient ni d’admettre nide rejeter légèrement.
Son livre , universellement estimé des philo-sophes pour les vérités qu'il contient, n’est peut-être admiré par la multitude que pour des opi-nions que Montesquieu, à l’époque où il écrivoit,s’est vu forcé de ménager. Aujourd’hui que ,rendus à la liberté, nous sommes délivrés des en-traves qui gênoient sa pensée , serions-nous sages,en blâmant ses réticences et ne voyant que seserreurs, de négliger ses principes, et d’oublier ceque l’expérience a dû nous démontrer ?
Les superstitions de toute espèce ont été sappéesj usques dans leurs fondements. On s’agite pourleur substituer un édifice régulier fondé sur demeilleures bases, et plus propre au bonheur d’unegrande nation. Cinq ans de troubles et de tour-mente ont fait désirer que d’habiles architectes