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dans cette constance apres le malheur , qui nedésespérait jamais de la république ; dans le prin-cipe où ils furent toujours de ne jamais faire lapaix qu’après des victoires ; dans l’honneur dutriomphe , sujet d’émulation pour les généraux ;dans la protection qu’ils accordoient aux peuplesrévoltés contre leurs rois ; dans l’excellente poli-tique de laisser aux vaincus leurs dieux et leurscoutumes ; dans celle de n’avoir jamais deux puis-sans ennemis sur les bras , et de tout souffrir del’un, jusqu’à ce qu’ils eussent anéanti l’autre. Iltrouve les causes de leur décadence dans l’agran-dissement même de l’état, qui changea en guerresciviles les tumultes populaires ; dans les guerreséloignées, qui , forçant les citoyens à une troplongue absence , leur faisoient perdre insensible-ment l’esprit républicain ; dans le droit de bour-geoisie accordé à tant de nations , et qui ne fitplus du peuple romain qu’une espèce de monstreà plusieurs têtes ; dans la corruption introduitepar le luxe de l’Asie ; dans les proscriptions deSylla , qui avilirent l’esprit de la nation et la pré-parèrent à l’esclavage ; dans la nécessité où lesRomains se trouvèrent de souffrir des maîtres,lorsque leur liberté leur fut devenue à charge ;dans l’obligation où ils furent de changer de ma-ximes en changeant de gouvernement; dans cettesuite de monstres qui régnèrent, presque sans in-terruption , depuis Tibère jusqu’à Nerva, et de-puis Commode jusqu a Constantin ; enfin, dansla translation et le partage de l’empire , qui périt