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Tome premier.
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soit par une jalousie qu’ils n’ont pas droit d’avoir,soit pour satisfaire la malignité du public , quiaime la satyre et la méprise, outragent ce qu’ilsne peuvent atteindre , et, plus odieux par le malqu’ils veulent faire que redoutables par celui qu’ilsfont, ne réussissent pas même dans un genred'écrire que sa facilité et son objet rendent éoale-ment vil. Il mettoit les ouvrages de cette espècesur la même ligne que ces nouvelles hebdoma-daires de l’Europe , dont les éloges sont sans au-torité et les traits sans effet, que des lecteurs oisifsparcourent sans y ajouter foi , et dans lesquellesles souverains sont insultés sans le savoir, ou sansdaigner s’en venger. Il ne fut pas aussi indifférentsur les principes d’irréligion qu’on l'accusa d’avoirsemés dans l'Esprit des lois. En méprisant de pa-reils reproches, il auroit cru les mériter, et l’im-portance de l'objet lui ferma les yeux sur la valeurde ses adversaires. Ces hommes, également dé-pourvus de zèle, et également effrayés de la lu-mière que les lettres répandent, non au préju-dice de la religion, mais à leur désavantage,avoient pris différentes formes pour lui porteratteinte. Les uns, par un stratagème aussi puérilque pusillanime, s’étoient écrit à eux -mêmes ; lesautres , après l’avoir déchiré sous le masque del’anonyme, s’étoient ensuite déchirés entre eux àson occasion. M. de Montesquieu , quoique jalouxde les confondre, ne jugea pas à propos de perdreun temps précieux à les combattre les uns aprèsles autres ; il se contenta de faire un exemple