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Tome premier.
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IIVRE IV, C H A P. VI.

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guérir une des grandes plaies qu’ait encore reçuesle genre humain.

Un sentiment exquis qu’a cette société pourtout ce qu’elle appelle honneur , son zèle pourune religion qui humilie bien plus ceux quil’écoutent que ceux qui la prêchent, lui ont faitentreprendre de grandes choses, et elle y a réussi.Elle a retiré des bois des peuples dispersés, elleleur a donné une subsistance assurée , elle les avêtus : et, quand elle n’auroit fait par-là qu’aug-menter l’industrie parmi les hommes, elle auroitbeaucoup fait.

Ceux qui voudront faire des institutions pa-reilles établiront la communauté de biens de laRépublique de Platon 33 , ce respect qu’il deman-doit pour les dieux 34 , cette séparation d’avec lesétrangers pour la conservation des moeurs, et lacité faisant le commerce , et non pas les citoyens 3 ’,-ils donneront nos arts sans notre luxe , et nosbesoins sans nos désirs.

Ils proscriront l’argent , dont l’effet est degrossir la fortune des hommes au-delà des bornesque la nature y avoit mises 36 ; d’apprendre à con-server inutilement ce qu’on avoit amassé de même ;de multiplier à l’infini les désirs ; et de suppléerà la nature, qui nous avoit donné des moyenstrés-bornés d’irriter nos passions et de nous cor-rompre les uns les autres.

„ Les Épidamniens a , sentant leurs moeurs se

a Plutarque, demande des choses grecques.