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DE l’hSPRJT DES LOIS,
si l’on ne veut choquer le principe^ du gouverne-ment, si l’on ne veut diminuer la force de lanoblesse et celle du peuple.
Les substitutions gênent le commerce ; le re-trait lignager fait une infinité de procès nécessaires;et tous les fonds du royaume vendus sbnt aumoins, en quelque façon, sans maîtres pendantun an. Des prérogatives attachées à des fiefs don-nent un pouvoir très à charge à ceux qui les souf-frent. Ce sont des inconvénients particuliers dela noblesse , qui disparoissent devant futilité gé-nérale quelle procureMais, quand on lescommunique au peuple, on choque inutilementtous les principes.
On peut, dans les monarchies , permettre delaisser la plus grande partie de ses biens à un seulde ses enfants 46 ; cette permission n’est mêmebonne que là.
Il faut que les lois favorisent tout le com-merce a que la constitution de ce gouvernementpeut donner, afin que les sujets puissent , sanspérir, satisfaire aux besoins toujours renaissantsdu prince et de sa cour.
Il faut qu’elles mettent un certain ordre dansla manière de lever les tributs, afin qu’elle ne soitpas plus pesante que les charges mêmes.
La pesanteur des charges produit d’abord letravail ; le travail, l’accablement ; l'accablement,l'esprit de paresse.
a Elle ne le permet qu’au peuple. Voyez la loi troisième,au code de comsn. et mercatorihus > qui est pleine de bon sens 47,