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Tome premier.
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LIVRE VI, C II A P. V.

2 2J

„ dans les murs d’un palais, ne fussent pas ex-„ posés à l’inique pouvoir de quelques affranchis 3 .”

,, Sous le règne d'Arcadius, dit Zozime b , la„ nation des calomniateurs se répandit, entoura„ la cour , et l’infecta. Lorsqu’un homme étoit„ mort, on supposoit qu’il n’avoit point laissé„ d’enfants c ; on donnoit ses biens par un rescrit.,, Car, comme le prince étoit étrangement stupide,„ et l’impératrice entreprenante à l’excès , elle,, servoit l’insatiable avarice de ses domestiques et„ de ses confidentes ; de sorte que, pour les gens„ modérés, il n’y avoit rien de plus désirable que„ la mort.”

„ Il y avoit autrefois, ditProcope d , fort peu,, de gens à la cour ; mais, sous Justinien, comme,, les juges n’avoient plus la liberté de rendre jus-„ tice , leurs tribunaux étoient déserts , tandis,, que le palais du prince retentissoit des clameurs„ des parties qui y sollicitoient leurs affaires”.Tout le monde sait comment on y vendoit lesjugements, et même les lois.

Les lois sont les yeux du prince, il voit parelles ce qu’il ne pourrait pas voir sans elles.Veut-il faire la fonction des tribunaux , iltravaille non pas pour lui , mais po"- ses séduc-teurs contre lui.

a Tacite , Annal, liv. XIII,b Hist. liv. V.

c Même désordre sous Théodose le jeune.<l Histoire secrète.