LIVRE VI, CHAIL XV. 243
Tullus Hostilius à être tiré par deux chariots, quece fut le premier et le dernier supplice où l’ontémoigna avoir perdu la mémoire de l’humanité.J1 se trompe: la loi des douze tables est pleine dedispositions trés-cruelles a .
Celle qui découvre le mieux le dessein desdécemvirs est la peine capitale prononcée contreles auteurs des libelles et les poètes. Cela n’estguère du génie de la république ^, où le peupleaime à voir les grands humiliés : mais des gens quivouloient renverser la liberté craignoient des écritsqui pouvoient rappeler l’esprit de la liberté b .
Après l’expulsion des décemvirs, presque toutesles lois qui avoient fixé les peines furent ôtées. Onne les abrogea pas expressément ; mais , la loiPorcia ayant défendu de mettre à mort un citoyenromain, elles n’eurent plus d’application.
Voilà le temps auquel on peut rappeler ce queTite-Live c dit des Romains, que jamais peuplen'a plus aimé la modération des peines 16 .
One si l’on ajoute à la douceur des peines ledroit qu’avoit un accusé de se retirer avant lejugement, on verra bien que les Romains avoientsuivi cet esprit que j’ai dit être naturel à la ré-publique.
Sylla , qui confondit la tyrannie , l’anarchie,
a On y trouve le supplice du feu, des peines presque tou-jours capitales, le vol puni de mort, etc.
b Sylla, animé du même esprit que les décemvirs , aug-menta comme eux les peines contre les écrivains sntyriques.
c I.iv. I.