DE L’ÈSPITIT DES LOIS,
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extérieure du monarchique. Je parle de la ré-publique fédérative.
Cette forme de gouvernement est une conven-tion par laquelle plusieurs corps politiques consen-tent à devenir citoyens d’un état plus grand qu'ilsveulent former. C’est une société de sociétés, quien font une nouvelle, qui peut s’agrandir par denouveaux associés qui se sont unis.
Ce furent ces associations qui firent fleurir silong-temps le corps de la Grèce. Par elles les Ro-mains attaquèrent l’univers, et par elles seulesl’univers se défendit contre eux; et quand Romelut parvenue au comble de sa grandeur, ce futpar des associations derrière le Danube et le Rhin ,associations que la frayeur avoit fait faire, que lesbarbares purent lui résister.
C’est par-là que la Hollande a , l’Allemagne,^les Ligues suisses, sont regardées en Europe commedes républiques éternelles.
Les associations des villes étoient autrefois plusnécessaires qu’elles ne le sont aujourd’hui. Unecité sans puissance couroit de plus grands périls.La conquête lui faisoit perdre non-seulement lapuissance exécutrice et législative, comme aujourd'-hui , mais encore tout ce qu’il y a de propriétéparmi les hommes b .
a Elle est formée par environ cinquante républiques, toutesdifferentes les unes des autres. Etats des Provinces-Unies, parM. Janisson.
b Libertés civiles, biens, femmes, enfants, temples et sé-pultures même.