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Tome premier.
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L I V K E X , CHAI'. IX.

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à la capitale ne leur reviendroit plus; les fron-tières seraient ruinées, et par conséquent plusfoibles; les peuples en seroient mal affectionnés;la subsistance des armées qui doivent y rester etagir, seroit plus précaire.

Tel est l’état nécessaire d’une monarchie con-quérante ; un luxe affreux dans la capitale, lamisère dans les provinces qui s’en éloignent, l’abon-dance aux extrémités. Il en est comme de notreplanète; le feu est au centre, la verdure à la sur-face , une terre aride, froide et stérile, entre lesdeux.

CHAPITRE X.

D'une monarchie qui conquiert une autre monarchie.

(Quelquefois une monarchie en conquiert uneautre. Plus celle-ci sera petite, mieux on la con-tiendra par des forteresses; plus elle sera grande,mieux on la conservera par des colonies.

CHAPITRE XI.

Des moeurs dur peuple vaincu.

Dans ces conquêtes il ne suffit pas de laisser àla nation vaincue ses lois; il est peut-être plusnécessaire de lui laisser ses moeurs, parce qu’unpeuple connoît, aime et défend toujours plus sesmoeurs que ses lois.