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Tome premier.
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LIVRE XI, C H A P. - X I V. 3S 1

peu-à-peu qu’il auroit part à toutes, excepté àcelle d 'entre-roi.

q°. On décomposa le consulat, et on en formaplusieurs magistratures. On créa des préteurs a , àqui on donna la puissance déjuger les affaires pri-vées; on nomma des questeurs b pour faire jugerles crimes publics; on établit des édiles, à quion donna la police; on fit des trésoriers c , quieurent l’administration des deniers publics; enfin,par la création des censeurs, on ôta aux consulscette partie de la puissance législative qui règleles moeurs des citoyens et la police momentanéedes divers corps de l’état. Les principales préro-gatives qui leur restèrent, furent de présider auxgrands états d du peuple, d’assembler le sénat,et de commander les armées.

3°. Les lois sacrées établirent des tribuns, quipouvoient, à tous les instants, arrêter les entre-prises des patriciens, et n’empêchoient pas seule-ment les injures particulières, mais encore les gé-nérales.

Enfin, les plébéiens augmentèrent leur influencedans les décisions publiques. Le peuple romain étoitdivisé de trois manières, par centuries , par curies,et par tribus : et quand il donnoit son suffrage, il

étoit assemblé et formé d’une de ces trois manières.

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a Tite*Live, décade I, livre VI.

b jQiiaestcres furricidii. Pomponius, Ug. II, §. 33' Ai crig.jtv.

c Plutarque, Vie de Publicola.

i Comitiis centuriatis,

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