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CHAPITRE XXVII.
Continuation du même sujet.
On a vn que chez les Germains on n’alloit pointà rassemblée avant la majorité; on étoit partie dela famille , et non pas de la république. Cela fitque les enfants de Clodomir, roi d’Orléans et con-quérant de la Bourgogne , ne furent point décla-rés rois, parce q u e dans l’âge tendre où ils étoient,ils ne pouvoient pas être présentés à l’assemblée.Ils n’étoient pas rois encore, mais ils dévoientl’être, lorsqu’ils seroient capables de porter les ar-mes ; et cependant Clotilde leur aïeule gouvernoitl'état a . Leurs oncles Clotaire et Childebert leségorgèrent et partagèrent leur royaume. Cetexemple fut cause que dans la suite les princespupilles furent déclarés rois, d’abord après la mortde leurs pères. Ainsi le duc de Gondovalde sauvaChildebert II de la cruauté de Chilpéric, et le fitdéclarer roi b à l’âge de cinq ans.
Mais, dans ce changement même, on suivit lepremier esprit de la nation ; de sorte que les actesne se passoient pas même au nom des rois pupil-les. Aussi y eut-il chez les Francs une double ad-ministration, l’une qui regardoit la personne du
a II paroît, par Grégoire de Tours, liv. III , qu’elle choisitdeux hommes de Bourgogne, qui étoit une conquête de Clodo-mir, pour les élever au siège de Tours, qui étoit aussi duroyaume de Clodomir.
b Grégoire de Tours, liv. V, cliap. I, Vix lustro ætatislino jam peracto, qui die dominicæ natalis, regnare ccepit.