LIVRE XXI, C H A P. XXI.
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des anciens a peuples, qui n’y sont guère ap-plicables.
11 est encore reçu que le commerce établi en-tre les métropoles n’entraîne point une permissionpour les colonies, qui restent toujours en état deprohibition.
Le désavantage des colonies qui perdent la li-berté du commerce, est visiblement compensé parla protection de la métropole b , qui la défendpar ses armes, ou la maintient par ses lois.
De là suit une troisième loi de l’Europe, que ,quand le commerce étranger est défendu avec lacolonie, on ne peut naviguer dans ses mers quedans les cas établis par les traités.
Les nations, qui sont à l’égard de tout l’uni-vers ce que les particuliers sont dans un état, segouvernent comme eux par le droit naturel etpar les lois qu’elles se sont faites. Un peuplepeut céder à un autre la mer, comme il peutcéder la terre. Les Carthaginois exigèrent c desRomains qu’ils ne navigueroient pas au-delà decertaines limites, comme les Grecs avoient exigédu roi de Perse qu’il se tiendroit toujours éloignédes côtes de la mer d , de la carrière d’un cheval.
a Excepté les Carthaginois , comme on voit par le traité<jui termina la première guerre punique.
b Métropole est, dans le langage des anciens, l’état qui afondé la colonie.
c Polybe, liv. III.
d Le roi de Perse s'obligea, par un traité, de ne navigueravec aucun vaisseau de guerre au-delà des Roches Scyanées etdes isles Chélidoniennes. Plutarque, vie de Cimon.
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