Band 
Tome second.
Seite
415
JPEG-Download
 

LIVRE XXIII, CHAP. XXI. 413

fixa, pour ainsi dire, des idées que celle-ci na-voit fait que préparer.

Le christianisme donna son caractère à la ju-risprudence ; car lempire a toujours du rapportavec le sacerdoce. On peut voir le code de Théo-dosien , qui nest quune compilation des ordon-nances des empereurs chrétiens.

Un panégyriste 3 de Constantin dit à cet em-pereur : Vos lois nont été faites que pour cor- riger les vices et régler les moeurs; vous avez,, ôté lartifice des anciennes lois qui sembloient navoir dautres vues que de tendre des pièges,, à la simplicité.

Il est certain que les changements de Cons-tantin furent faits ou sur des idées qui se rappor-toient à létablissement du christianisme, ou surdes idées prises de sa perfection. De ce premierobjet vinrent ces lois qui donnèrent une telle au-torité aux évêques, quelles ont été le fondementde la jurisdiction ecclésiastique; de-, ces loisqui affoiblirent lautorité paternelle b en ôtant aupère la propriété des biens de ses enfants. Pourétendre une religion nouvelle , il faut ôter lex-trême dépendance des entants qui tiennent tou-jours moins à ce qui est établi.

Les lois faites dans lobjet de la perfection chré-tienne furent sur-tout celles par lesquelles il ôta

a Nazaire, iu panegyrico Constantini , anno Jîl.

b Voyez la loi I, II et III au Cod. Théod. de bonis maternis ,maternique gentrit , etc.; et la loi unique, au même Code, Je barnis quic fiiiis fnmil. ncqnirw'.tur .