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Cela explique comment les lois de Moïse .celles des Egyptiens a et de plusieurs autres peu-ples , permettent le mariage entre le beau-frèreet la belle-soeur, pendant que ces mêmes ma-riages sont défendus chez d’autres nations.
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Aux Indes, on a une raison bien naturelled’admettre ces sortes de mariages. L’oncle y estregardé comme père, et il est obligé d’entreteniret d’établir ses neveux, comme s’ils étoient scspropres enfants : ceci vient du caractère de cepeuple, qui est bon et plein d’humanité. Cetteloi on cet usage en a produit un autre. Si unmari a perdu sa femme, il ne manque pas d’enépouser la soeur b : et cela est très-naturel ; carla nouvelle épouse devient la mère des enfantsde sa soeur, et il n’y a point d’injuste marâtre.
CHAPITRE XV.
j Qu'il ne jaut point régler par les principes dudroit politique les choses qui dépendent des prin-cipes du droit civil.
Comme les hommes ont renoncé à leur indé-pendance naturelle pour vivre sous des lois poli-tiques, ils ont renoncé à la communauté naturelledes biens pour vivre sous des lois civiles.
a Voyez la loi VIII, au Cod. de incestis et inutilibiisHUptiis.
b Lettres édifiantes, quatorzième recueil, p. 403.