A UN HOMME CHARITABLE, Si
style que vous êtes l’ennemi de toute sorte d’es-prit. Vous avertissez que vous avez préservé lemonde du venin répandu dans l’Essai sur l'hom-me de Pope, livre que je ne cesse de relire pourme convaincre de plus en plus de la force de vosraisons et de l’importance de vos services. Vousne vous amusez pas, monsieur, à examiner lefond de l’ouvrage sur les lois, à vérifier les cita-tions, à discuter s’il y a de la justesse, de la pro-fondeur, de la clarté, de la sagesse; si les cha-pitres naissent les uns des autres, s’ils forment untout ensemble; si enfin ce livre, qui devrait êtreutile, ne serait pas, par malheur, un livre agréable.
Vous allez d’abord au fait; et, regardant M.de Montesquieu comme le disciple de Pope, vousles regardez tous deux comme les disciples de Spi-nosa. Vous leur reprochez avec un zele merveil-leux d’être athées , parce que vous découvrez,
„ de réussir à la faveur de son nom, comme les insectes s’atta-„ chent à la poursuite de l’homme, et se nourrissent de sa subs.
„ tance. Les trois doigts qui avoient écrit l 'Esprit des lois
„ s’abaissèrent jusqu’à écraser, par la force de la raison et à,, coups d’épigrammes, la guêpe convulsionnaire qui l’avoit pi.
,, que.a Le principal mérite de VEsprit des lois est l’a-
„ mour des lois qui y règne , et cet amour des lois est fondé,, sur l’amour du genre humain. On doit le mettre au rang,, des livres originaux qui ont illustré le siècle de Louis XIV,
„ et qui n’ont aucun modèle dans l’antiquité. „
Q Note des Editeurs de l'édition en $ vol. in- 4. )a Siècle de Louis XIV,
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