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Tome cinquième.
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L E T TRES

devrois espérer de ma laine qu’autant d’argentqu’il en faut pour acheter deux mesures de bled ;ruais je la vais vendre quatre fois davantage , almd’avoir huit mesures. Il fallut en passer par-là etpayer le prix demandé. Je suis bien aise, dit lemarchand ; j’aurai du bled à présent.. Que dites-vous? reprit l’acheteur : vous avez besoin de bled?j'en ai à vendre : il n’y a que le prix qui vousétonnera peut-être; car vous saurez que le bledest extrêmement cher et que la famine règne pres-que par-tout: mais rendez-moi mon argent, et jevous donnerai une mesure de bled; car je neveux pas m’en défaire autrement , dussiez-vouscrever de faim.

Cependant une maladie cruelle ravageoit lacontrée. Un médecin habile y arriva du paysvoisin, et donna ses remèdes si à propos qu’il gué-rit tous ceux qui se mirent dans scs mains.Quand la maladie eut cessé, il alla chez tousceux qu'il avoit traités demander son salaire; maisi! ne trouva que des refus: il retourna dans sonpays, et il y arriva accablé des fatigues d’un silong voyage. Mais bientôt après il apprit que lamême maladie se faisoit sentir de nouveau , etatfligeoit plus que jamais cette terre ingrate. Usallèrent à lui cette fois, et n’attendirent pas qu’ilvînt chez eux. Allez , leur dit-il , hommes in-justes, vous avez dans l’ame un poison plus mor-tel que celui dont vous voulez guérir ; vous neméritez pas d'occuper une place sur la terre ,parce que vous n’avez point d'humanité , et que

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