PERSANES.
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attachés à deux rubans, et qui a été quelquefoisdans une province qu’on appelle la Galice ! Sanscela, un pauvre diable est bien embarrassé. Quandil jureroit comme un païen qu’il est orthodoxe,on pourvoit bien ne pas demeurer d’accord desqualités, et le brûler comme hérétique : il auroitbeau donner sa distinction; point de distinction:il seroit en cendres avant que l’on eût seulementpensé à l’écouter.
Les autres juges présument qu’un accusé est in-nocent ; ceux-ci le présument toujours coupable.Dans le doute, ils tiennent pour règle de se dé-terminer du côté de la rigueur; apparemmentparce qu’ils croient les hommes mauvais. Mais,d’un autre côté, ils en ont une si bonne opinion,qu’ils ne les jugent jamais capables de mentir:car ils reçoivent le témoignage des ennemis capi-taux, des femmes de mauvaise vie, de ceux ouiexercent une profession infâme.. Ils font dansleur sentence un petit compliment à ceux quisont revêtus d’une chemise de soufre, et leur di-sent qu’ils sont bien fâchés de les voir si mal ha-billés, qu’ils sont doux, qu’ils abhorrent le sang,et sont au désespoir de les avoir condamnés :mais, pour se consoler, ils confisquent tous lesbiens de ces malheureux à leur profit.
Heureuse la terre qui est habitée par les en-fants des prophètes ! Ces tristes spectacles y sontinconnus a . La sainte religion que les anges y
a Les Persans sont les plus tolérants de tous les mahoraétans.
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