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Tome cinquième.
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PERSANES.

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obéissent embarrassent moins qu’une qui n’obéitpas. Que s’ils objectent à leur tour que les Eu-ropéens ne sauroient être heureux avec des fem-mes qui ne leur sont pas fidèles, on leur répond quecette fidélité qu’ils vantent tant, n’empêche pointle dégoût qui suit toujours les passions satisfaites;que nos femmes sont trop à nous; qu’une posses-sion si tranquille ne nous laisse rien à désirer ni àcraindre ; qu’un peu de coquetterie est un sel quipique et prévient la corruption. Peut-être qu’unhomme plus sage que moi seroit embarrassé dedécider; car, si les Asiatiques font fort bien dechercher des moyens propres à calmer leurs in-quiétudes, les Européens font fort bien aussi den’en point avoir.

Après tout, disent-ils, quand nous serionsmalheureux en qualité de maris, nous trouve-rions toujours moyen de nous dédommager enqualité d’amants. Pour qu’un homme pût se plain-dre avec raison de l’infidélité de sa femme , il fau-droit qu’il n’y eût que trois personnes dans lemonde; ils seront toujours à but quand il y enaura quatre.

C’est une autre question de savoir si la loi na-turelle soumet les femmes aux hommes. Non ,me disoit l’autre jour un philosophe très-galant,la nature n’a jamais dicté une telle loi. L’empireque nous avons sur elles est une véritable tyran-nie; elles ne nous l’ont laissé prendre que parcequ’elles ont plus de douceur que nous, et, parconséquent, plus d’humanité et de raison. Ces5. f)