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Tome cinquième.
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LETTRES

J 04

avantages, et, dans un échec, de toutes ses res-sources, n’acquerra jamais ces talents: c’est pourcela que nous avons des emplois brillants pour ceshommes grands et sublimes que le ciel a partagésnon seulement d’un coeur, mais aussi d’un géniehéroïque, et des emplois subalternes pour ceuxdont les talents le sont aussi. De ce nombre sontces gens qui ont vieilli dans une guerre obscure:ils ne réussissent tout au plus qu’à faire ce qu’ilsont fait toute leur vie; et il ne faut point com-mencer à les charger dans le temps qu’ils s’affoi-blissent.

Un moment après, la curiosité me reprit, etje lui dis : Je m’engage à ne vous plus faire dequestions, si vous voulez encore souffrir celle-ci.Qui est ce grand jeune homme qui a des cheveux,peu d’esprit, et tant d’impertinence ? d’où vientqu’il parle plus haut que les autres, et se sait sibon gré d’être au monde P C’est un homme àbonnes fortunes, me répondit-il. A ces mots,des gens entrèrent, d’autres sortirent, on se leva,quelqu’un vint parler à mon gentilhomme, et jerestai aussi peu instruit qu’auparavant. Mais, unmoment après, je ne sais par quel hazard ce jeu-ne homme se trouva auprès de moi; et m’adres-sant la parole : II fait beau ; voudriez-vous, mon-sieur , faire un tour dans, le parterre P Je lui ré-pondis le plus civilement qu’il me fut possible,et nous sortîmes ensemble. Je suis venu à la cam-pagne, me dit-il, pour faire plaisir à la maî-tresse de la maison, avec laquelle je ne suis pas