PERSANES.
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en détail, sans compter les visites qu’ils font engros dans les lieux où l’on s’assemble: mais, commela voie en est trop abrégée, elles sont comptéespour rien dans les règles de leur cérémonial:
Ils fatiguent plus les portes des maisons à coupsde marteau, que les vents et les tempêtes. Sil’on alloit examiner la liste de tous les portiers,on y trouverait chaque jour leur nom estropiéde mille manières en caractères suisses. Ils passentleur vie à la suite d’un enterrement, dans descompliments de condoléance, ou dans des félici-tations de mariage. Le roi ne fait point de gra-tification à quelqu’un de ses sujets, qu’il ne leur en*coûte une voiture pour lui en aller témoigner leurjoie. Enfin, ils reviennent chez eux, bien fati-gués , se reposer, pour pouvoir reprendre le len-demain leurs pénibles fonctions..
Un d’eux mourut l’autre jour de lassitude; eton mit cette épitaphe sur son tombeau : C’ést icique repose celui qui ne s’est jamais reposé. Ils’est promené à cinq cent trente enterrements. Ils’est réjoui de la naissance de deux mille six centquatre vingts enfants. Les pènsions dont il a féli-cité ses amis, toujours en des termes differents,montent à deux millions six cent mille livres; lechemin qu’il a fait sur le pavé, à neuf mille sixcents stades; celui qu’il a fait dans, la campagne,à trente-six. Sa conversation étoit amusante; ilavoit un fonds tout fait de trois cent soixante-cinq contes; il possédoit d’ailleurs, depuis sonjeune âge, cent dix-huit apophthegmes tirés des