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Tome cinquième.
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PERSANES. QOy

flatterie des écrivains, en ont corrompu tous lesprincipes.

Ce droit, tel qu’il est aujourd’hui, est unescience qui apprend aux princes jusqu’à quelpoint ils peuvent violer la justice sans choquerleurs intérêts. Quel dessein, Rhedi, de vouloir,pour endurcir leur conscience, mettre l’iniquitéen système , d’en donner des règles, d’en formerdes principes, et d’en tirer des conséquences!

La puissance illimitée de nos sublimes sultans,qui n’a d’autre règle qu’elle - même , ne produitpas plus de monstres que cet art indigne qui veutfaire plier la justice, tout inflexible qu elle est.

On diroit, Rhedi, qu’il y a deux justices toutesdifférentes : l’une qui règle les affaires des particu-liers, qui règne dans le droit civil ; l’autre qui régieles différends qui surviennent de peuple à peuple,qui tyrannise dans le droit public : comme si le droitpublic n’étoit pas lui-même un droit civil; nonpas, à la vérité, d’un pays particulier, mais dumonde.

Je t’expliquerai dans une autre lettre mes pen-sées là-dessus.

De Paris, le premier de la lunede Zilhagé 1716.

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