PERSANES.
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LETTRE CXI.
USBEK A ***.
I-Ve règne du feu roi a été si long, que la fin enavoitfait oublier le commencement. C’est aujour-d’hui la mode de ne s’occuper que des évènementsarrivés dans sa minorité ; et on ne lit plus queles mémoires de ces temps-là.
Voici le discours qu’un des généraux de laville de Paris prononça dans un conseil de guerre ;et j’avoue que je n'y comprends pas grand’chose.
„ Messieurs, quoique nos troupes aient été,, repoussées avec perte, je crois qu’il nous sera,, facile de réparer cet échec. J’ai six couplets„ de chanson tout prêts à mettre au jour, qui,,, je m’assure, remettront toutes choses dans l’é-,, quilibre. J’ai fait choix de quelques voix très-,, nettes , qui, sortant de la cavité de certaines„ poitrines très-fortes, émouvront merveilleuse-„ ment le peuple. Ils sont sur un air qui a fait,, jusqu’à présent un effet tout particulier.
„ Si cela ne suffit pas , nous ferons paroître,, une estampe qui fera voir Mazarin pendu.
,, Par bonheur pour nous, il ne parle pas bien,, français ; et il l’écorche tellement qu’il n’est pas„ possible que ses affaires 11e déclinent. Nous„ ne manquons pas de faire bien remarquer au„ peuple le ton ridicule dont il prononce. Nom