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Tome cinquième.
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PERSANES.

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Je parle des prêtres et des dervis de l’un et del’autre sexe, qui se vouent à une continence éter-nelle : c’est chez les chrétiens la vertu par excellence ;en quoi je ne les comprends pas, ne sachant ceque c’est qu’une vertu dont il ne résulte rien.

Je trouve que leurs docteurs se contredisentmanifestement, quand ils disent que le mariage estsaint, et que le célibat, qui lui est opposé, l’estencore davantage ; sans compter qu’en fait depréceptes et de dogmes fondamentaux , le bienest toujours le mieux.

Le nombre de ces gens faisant profession decélibat est prodigieux. Les pères y condamnoientautrefois les enfants dès le berceau : aujourd’huiils s’y vouent eux-mêmes dès l'âge de quatorze ans ;ce qui revient à peut près à la même chose.

Ce métier de continence a anéanti plus d’hom-mes que les pestes et les guerres les plus sanglantesn’ont jamais lait. On voit dans chaque maisonreligieuse une famille éternelle où il ne naît per-sonne, et qui s’entretient aux dépens de toutesles autres. Ces maisons sont toujours ouvertes,comme autant de gouffres où s’ensevelissent lesraces futures.

Cette politique est bien différente de celle desRomains, qui établissoient des lois pénales contreceux qui se refnsoient aux lois du mariage et vou-loient jouir d’une liberté si contraire à l’utilitépublique.

Je ne te parle ici que des pays catholiques.Dans la religion protestante , tout le monde est