PERSANES.
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Les historiens d'Italie vous représentent unenation autrefois maîtresse du monde, aujourd’huiesclave de toutes les autres ; ses princes divisés etfoibles, et sans autre attribut de souveraineté qu’unevaine politique.
Voilà les historiens des républiques; de la Suisse,qui est l’image de la liberté ; de Venise, qui n’ade ressources qu’en son économie; et de Gènes,qui n’est superbe que par ses bâtiments.
Voici ceux du Nord, et entre autres de la Po-logne , qui use si mal de sa liberté et du droitqu’elle a d’élire ses rois,qu’il semble qu’elle veuilleconsoler par-là les peuples ses voisins , qui ontpex-du l’un et l’autre.
Là-dessus nous nous séparâmes jusqu’au len-demain.
De Paris, le i de la lunede Clialval 1719.
LETTRE CXXXVII.
Rica au même.
X-/E lendemain il me mena dans un autre cabinet.Ce sont ici les poètes , me dit-il, c’est-à-dire, cesauteurs dont le métier est de mettre des entravesau bon sens , et d’accabler la raison sous les agré-ments, comme on ensevelissoit autrefois les femmessous leurs ornements et leurs parures. Vous lesconnoissez; ils ne sont pas rares chez les Orientaux,