PERSANES.
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„ monde a entre les mains. Quoique je ne sorte,, presque jamais, je ne laisse pas d’avoir une,, passion démesurée de connoître tous les anciens,, chemins qui étoient du temps des Romains. Il„ y en a un qui est près de chez moi, qu’un pro-„ consul des Gaules fit faire il y a environ douze„ cents ans: lorsque je vais à ma maison de cam-,, pagne, je ne manque jamais d’y passer, quoiqu’il„ soit très-incommode, et qu’il m’alonge de plus„ d’une lieue; mais ce qui me fait enrager, c’est„ qu’on y a mis des poteaux de bois de distance„ en distance pour marquer l’éloignement des villes„ voisines. Je suis désespéré de voir ces misé-„ râbles indices, au lieu des colonnes milliaires qui„ y étoient autrefois: je ne doute pas que je ne,, les fasse rétablir par mes héritiers, et que je„ ne les engage à cette dépense par mon testament.„ Si vous avez , monsieur, quelque manuscrit per-„ san, vous me ferez plaisir de m’en accommoder:„ je vous le paierai tout ce que vous voudrez, et,, je vous donnerai par-dessus le marché quelques„ ouvrages de ma façon, par lesquels vous verrez„ que je ne suis point un membre inutile de la„ république des lettres. Vous y remarquerez,,, entre autres, une dissertation où je fais voir que„ la couronne dont on se servoit autrefois dans„ les triomphes étoit de chêne, et non pas de,, laurier: vous en admirerez une autre où je prouve,„ par de doctes conjectures tirées des plus graves„ auteurs grecs , que Cambyse fut blessé à 1 1„ jambe gauche, et non pas à la droite-; une' autre