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Tome cinquième.
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363
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PERSANES.

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dans le serrail: il faut que j’y demande comptedu temps funeste de mon absence ; et, si j’ytrouve des coupables, que deviendrai-je? Et sila seule idée m’accable de si loin, que $era- celorsque ma présence la rendra plus vive? que sera-ce, s’il faut que je voie, s’il faut que j’entende ceque je n’ose imaginer sans frémir? que sera-ceenfin, s’il faut que des châtiments que je pronon-cerai moi-même soient des marques éternelles dema confusion et de mon désespoir?

J’irai m’enfermer dans des murs plus terriblespour moi que pour les femmes qui y sont "ai-dées: j’y porterai tous mes soupçons; leurs em-pressements ne m’en déroberont rien : dans monlit, dans leurs bras, je ne jouirai que de mes in-quiétudes ; dans un temps si peu propre aux ré-flexions , ma jalousie trouvera à en faire. Rebutindigne de la nature humaine, esclaves vils dontle coeur a été fermé pour jamais à tous les senti-ments de l’amour , vous ne gémiriez plus survotre condition, si vous connoissiez le malheur dela mienne.

De Paris, le 4 île la lunede Chahban 1719.

LETTRE CLVERoxane a Usbek.

A Paris.

T

JL_/ HORREUR, la nuit et l'épouvante, régnent dansle serrail: un deuil affreux l’environne; un tigre y