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Tome cinquième.
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LETTRES

Tu étois étonné de ne point trouver en moiles transports de l’amour: si tu m’avois bien con-nue , tu y aurois trouvé toute la violence de lahaine.

Mais tu as eu long-temps l’avantage de croirequ’un coeur comme le mien setoit soumis. Nousétions tous deux heureux : tu me croyois trompée,et je te trompois.

Ce langage sans doute te paroît nouveau. Se-roit-il possible qu’après t’avoir accablé de douleursje te forçasse encore d’admirer mon courage? Maisc’en est fait, le poison me consume, ma forcem’abandonne, la plume me tombe des mains ;je sens affaiblir jusqu’à ma haine; je me meurs.

Du serrail d’Ispahan, le 8 de la lune' de Rebiab, i, 172e.