GRANDEUR ET DECADENCE
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il dura dix ans. On vit un nouvel art chez les Ro-mains et une autre manière de faire la guerre;leurs succès furent plus éclatans ; ils profitèrentmieux de leurs victoires; ils firent de plus grandesconquêtes ; ils envoyèrent plus de colonies : enfinla prise de Veïes fut une espèce de révolution.
Mais les travaux ne furent pas moindres. S'ilsportèrent de plus rudes coups aux Toscans, auxEques et aux Volsques, cela même fit que les La-tins et les Herniques, leurs alliés, qui avoient lesmêmes armes et la même discipline qu’eux, lesabandonnèrent; que des ligues se formèrent chezles Toscans; et que les Samnites, les plus belli-queux de tous les peuples de l’Italie, leur firentla guerre avec fureur.
Depuis l’établissement de la paie, le sénat nedistribua plus aux soldats les terres des peuplesvaincus: il imposa d’autres conditions; il les ob-ligea , par exemple, de fournir a ci l’armée unesolde pendant un certain temps, de lui donner dubled et des habits.
La prise de Rome par les Gaulois ne lui ôtarien de ses forces: l’armée, plus dissipée que vain-cue, se retira presque entière à Veïes; le peuplese sauva dans les villes voisines ; et l’incendie de laville ne fut que l’incendie de quelques cabanes depasteurs.
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a Voyez les traités qui furent faits.