DES ROMAINS, CHAP. Iir.
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sans courage , ils entreprirent de rétablir les lois *à cet égard; et Lacédémone reprit sa premièrepuissance, et redevint formidable à tous les Grecs.
Ce fut le partage égal des terres qui renditRome capable de sortir d’abord de son abaisse-ment; et cela se sentit bien, quand elle fut cor-rompue.
Elle étoit une petite république, lorsque lesLatins ayant refusé le secours de troupes qu'ilsétoient obligés de donner, on leva sur-le-champdix légions dans la ville b . A peine à présent,„ dit Tite-Live, Rome, que le monde entier ne„ peut contenir, en pourroit-elle faire autant, si„ un ennemi paroissoit tout-à-coup devant ses mu-„ railles; marque certaine que nous ne nous som-„ mes point agrandis, et que nous n’avons fait„ qu’augmenter le luxe et les richesses qui nous„ travaillent. ”
„ Dites-moi, disoit Tibérius Gracchus aux„ nobles c , qui vaut mieux, un citoyen ou un„ esclave perpétuel; un soldat, ou un homme„ inutile à la guerre? Voulez-vous, pour avoir„ quelques arpents de terre plus que les autres„ citoyens, renoncer à l’espérance de la conquête„ du reste du monde, ou vous mettre en danger
a Voyez Plutarque, Vies d’Agis et de Cléomènes.
b Tite-Live, première décade, liv. VII, chàp. XXV. Ce futquelque temps après la prise de Rome, sous le consulat de L.Furius Camillus, et de Ap. Claudius Crassus.
e Appien, de la guerre civile , liv. I, chap. XI.
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