«ANS LA RELIGION.
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dans ces écrits différoient beaucoup de celles quise pratiquoient alors ; ce qui pouvoit jeter desscrupules dans l’esprit des simples, et leur fairevoir que le culte prescrit n’étoit pas le même quecelui qui avoit été institué par les, premiers légis-lateurs et inspiré par la nymphe Egérie.
On portoit la prudence plus loin : on ne pou-voit lire les livres sibyllins sans la permission dusénat , qui ne la donnoit même que dans lesgrandes occasions, et lorsqu’il s’agissoit de consolerles peuples. Toutes les interprétations étoientdéfendues: ces livres même étoient toujours ren-fermés,- et, par une précaution si sage, on ôroitles armes des mains des fanatiques et des séditieux.
Les devins ne pouvoient rien prononcer sur lesaffaires publiques sans la permission des magistrats:leur art étoit absolument subordonné à la volontédu sénat ; et cela avoit été ainsi ordonné par leslivres des pontifes, dont Cicéron nous a conservéquelques fragmens a .
Polybe met la superstition au rang des avan-tages que le peuple romain avoit par-dessus lesautres peuples : ce qui paroît ridicule aux sagesest nécessaire pour les sots; et ce peuple, qui semet si facilement en colère, a besoin d’être arrêtépar une puissance invisible.
a De Leg. lib. II. Bclla disceptanto : prodigia , portent a, aiEtruscos et aruspices , si senatus jinscrit, deferwito. Et dans unautre endroit: sacerdotum duo généra sunto : tmuni, quod pro.esrtcacremoniis et sacris ; alterum , quod interpretetur futidicorum et va.tmn ejfata incognito ., cùm senatus poputusqsie adsciverii.