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Tome sixième.
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POLITIQUE DES ROMAINS

dolove malo , qu'il prie Jupiter de le frapper comme il va frapper le cochon quil tenoit,, dans ses mains; et aussitôt il labattit duncoup de caillou.

Avant de commencer la guerre, on envoyoitun de ces fécialiens faire ses plaintes au peuplecjui avoit porté quelque dommage à la république.Il lui donnoit un certain temps pour se consulteret pour chercher les moyens de rétablir la bonneintelligence. Mais si on négligeoit de faire lac-commodement , le fécialien sen retournoit, etsortoit des terres de ce peuple injuste, après avoirinvoqué contre lui les dieux célestes et ceux desenfers : pour lors le sénat ordonnoit ce quilcroyoit juste et pieux. Ainsi les guerres ne sen-treprenoient jamais à la hâte, et elles ne pou-voient être quune suite dune longue et mûredélibération.

La politique qui régnoit dans la religion desRomains se développa encore mieux dans leursvictoires. Si la superstition avoit été écoutée, onauroit porté chez les vaincus les dieux des vain-queurs ; on auroit renversé leurs temples ; et,en établissant un nouveau culte, on leur auroitimposé une servitude plus rude que la première.On fit mieux : Rome se soumit elle-même auxdivinités étrangères; elle les reçut dans son sein;et par ce lien , le plus fort qui soit parmi leshommes, elle sattacha des peuples qui la regar-dèrent plutôt comtrue le sanctuaire de la religionque c om nie la maîtresse du monde.